La bande dessinée est un travail monastique auquel je m’adonne depuis mon enfance. Brian Toffu est mon premier produit édité professionnellement. Il y a présentement deux albums, cartonnés couleur de 52 à 60 pages, en format européen A4. Ils sont édités par la maison Acadienne « Les Éditions de la Grande Marée » et sont disponibles au Canada, chez tous les bons libraires (voir section Albums pour les numéros de commande ISBN). J’ai attendu d’avoir un scénario complètement débile avant d’amorcer ce qui va devenir une longue saga. Puisque ces albums, sont de longues histoires histoires remplient d’action et d’humour.

Je n’ai jamais aimé l’appellation antihéros. Qu’est-ce qu’un héros ? En connaissez-vous vraiment un? Toffu est comme tout le monde : fort et faible, courageux et lâche par moment. Il est un idéaliste, un grand naïf, un créatif, vestige sans âge, legs des idéaux hippies qui se promène dans la vie, les mains et le cœur ouverts, se retrouvant malgré lui mêlé à des histoires rocambolesques. Peut-être le connaissez-vous mieux que moi? Autobiographique, certainement pas consciemment, considérons-le comme vous et moi et changeons alors les appellations héros et antihéros pour « personnage principal ». Un personnage principal cheminant, se démêlant, combattant dans un chaos orchestré souvent par des imbéciles, des malades, des fumistes et, pire encore, des rêveurs bien intentionnés…

Bien que la coloration et le montage sont faits de façon digitale ou infographique, techniquement parlant, les dessins sont encore exécutés de façon artisanale, au pinceau et à la plume. Ceci, pour que les qualités organiques et la spontanéité expressioniste du trait ressortent.

Psst… pour ceux qui trouvent le scénario prévisible, un tuyau pour vous : le héros gagne à la fin...

Bertrand Dugas